Thyroide : la maladie de Basedow

ACCUEILSPECIALITESCHIRURGIE ENDOCRINIENNEThyroide : la maladie de Basedow
Chirurgie du Beaujolais -chirurgie endocrinienne goitre

Thyroide : la maladie de Basedow

AFFECTIONS DE LA THYROÏDE : HYPERTROPHIE OU GOITRE

La maladie de Basedow est une maladie thyroïdienne auto-immune responsable d’une hyperthyroïdie. Le corps humain fabrique, de façon anormale, des anticorps dirigés contre la thyroïde, ce qui entraîne un fonctionnement anormalement élevé de la thyroïde. Cette maladie bénigne touche surtout les femmes jeunes.

SYMPTÔMES DE LA MALADIE DE BASEDOW

Il s’agir principalement des signes d’hyperthyroïdie : nervosité, bouffées de chaleur, amaigrissement, palpitations, sueurs, chaleur cutanée. Dans le cas de la maladie de Basedow, une exophtalmie (des « gros yeux qui sortent des orbites ») peut être associée.

DIAGNOSTIC DE LA MALADIE DE BASEDOW

L’examen clinique par le chirurgien est indispensable. Une échographie cervicale montre la taille, la vascularisation de la thyroïde. Le bilan biologique montre une élévation des hormones thyroïdiennes et de certains anticorps (anticorps anti récepteur à la TSH).

TRAITEMENT DE LA MALADIE DE BASEDOW

Le traitement est médical en première intention et repose sur les antithyroïdiens de synthèse. L’indication chirurgicale n’est posée qu’en cas de résistance ou de rechute au traitement médical. Elle consiste en une thyroïdectomie totale ou quasi-totale car le but est d’enlever la thyroïde pour supprimer la maladie. La conséquence sera donc une hypothyroïdie qui nécessitera la prise d’hormones thyroïdiennes à vie.

C’est une chirurgie est bien supportée avec peu de complications quand elle est réalisée par un chirurgien entrainé. Les risques sont, entre autres, une lésion d’un nerf récurrent laryngé (paralysie récurrentielle) ce qui a pour conséquence une modification de la voix (le traitement est la rééducation orthophonique) ; une lésion des glandes parathyroïdes entrainant une hypocalcémie nécessitant la prise de calcium voire de vitamine D. Ces complications sont rarement définitives (2% au total par un chirurgien entraîné). Le risque immédiat de la chirurgie est rarissime mais potentiellement grave : l’hématome qui risque de provoquer une gêne respiratoire subite. La prise en charge est multidisciplinaire entre le chirurgien, l’endocrinologue et le médecin généraliste.

  • Modifié le 11 septembre 2018 et validé par le Comité Déontologique